Un trés beau film, décalé et trés émouvant, plein de tendresse et euh... d'émotion. et de tendresse.
Non, j'déconne.
Globalement, bilan pas si négatif de ce film, mais je pense que j'ai raté l'essentiel. Ce film est décalé et tendre, c'est certains, mais j'ai eu le sentiment de voir l'intention du réalisateur plus que le résultat. Comme si je voyais plus les ficelles que la marionette, en quelque sorte...
De là je me pose une question. Il doit donc exister des films qui sont "originaux", des "ovnis cinématographiques", comme on dit, mais qui peuvent se ranger dans deux catégories. Dans l'une, ce sont les créateurs du film qui sont réellement différents, qui apporte leur vision nouvelle au cinéma, et dans l'autre, les créateurs ont simplement voulu donner un ton décalé à leur film. Je dirais que l'essentiel, c'est que l'intention ne se voit pas.
La scène qui a fait le déclic pour moi, c'est au moment où PEF rentre déçu le soir, à pied sur la route, avec son père (Pierre Richard) qui le suit en 4L à 2 à l'heure, et un tout petit pinguoin qui ferme le cortège, le tout avec en musique de fond "Ave Maria". C'était décalé, mais j'avais l'impression que c'était trop calculé pour être décalé.
Peut être que Pierre-François Martin Laval était sincère, j'en suis même quasiment sûr. Mais j'ai du louper le coche. Et pourtant, j'ai retrouvé à de nombreuses reprises dans le film ce côté spontané que j'avais vu précédemment dans ses sketches au sein de la troupe des Robins des Bois.
Toujours est il que j'ai pu quand même apprécier globalement le film, de toutes façons, je reconnais à PEF le talent d'avoir su réaliser un premier film tout en assumant le premier rôle de celui-ci. Un peu comme Zach Braff (Scrubs / Garden State).
Sauf qu'à la place de Nathalie Portmann, on a eu droit à Julie Depardieu...
A suivre...