Voilà une expérience musicale pour le moins intéressante. Et qui saura ravir petits et grands. Bon, non, peut être pas, mais qui, je pense, saura intéresser ceux que la musique de Richard D. James, alias Aphex Twin, ne rend pas indifférent.
Dans une nouvelle petite radio, sobrement intitulée "électro radio", j'ai délicatement glissé (si, si...) huit morceaux d'Aphex Twin, ainsi que leur réinterprétation par un petit orchestre qui s'appelle Alarm will sound.

Cet orchestre (la photo de droite) a sorti un album entier (la photo de gauche) reprenant 14 morceaux d'Aphex Twin, tirés en majeure partie de deux albums "Richard D. James Album" et "Drukqs".
Je vous en propose donc huit à l'écoute.
J'ai mis à chaque fois en premier le morceau original, suivi de sa réinterprétation.

Cock-Ver 10
Pour ce premier morceau, ils s'en tirent plutôt pas mal, si la rythmique est vraiment assurée en direct, c'est une belle prouesse...

Logon rock witch
On sent quand même la limite qu'impose le fait d'utiliser des violons pour la mélodie. ça donne du coup une unité aux morceaux, pour ne pas dire une uniformité...

Meltphace 6
Bon, c'est pas un Aphex Twin unplugged, hein, je tiens à préciser. Donc là, ils ont utilisé une basse pour la reprise de ce morceau.

Fingerbib
Le côté joyeux de ce morceau est assez bien retranscrit. Après, comme pour tous les autres morceaux, je préfère la version originale, mais je prends sa réinterprétation comme quelque chose d'intéressant, qui vaut quand même le coup d'avoir été fait. Bravo pour la performance et le culot, d'ailleurs.

4
La similitude entre la rythmique de la version d'Aphex Twin et celle de l'orchestre est encore une fois surprenante.

Mt Saint Michel
Ici, le morceau a été sacrément racourci, mais le résultat n'est quand même pas mal.

Jynweythek Ylow et Avril 14th
Pour les deux derniers morceaux, l'intérêt est quand même mineur, vu que ce ne sont pas des morceaux de musique électronique à proprement parler. Aphex Twin avait utilisé des sonorité de piano, plus ou moins trafiqué, pour la réinterprétation, il s'agit simplement de piano. Du coup, la différence n'est pas flagrante. Il s'agit là plus d'une reprise que d'une réinterprétation. Mais le premier morceau "Jynweythek Ylow", qui ouvre l'album Drukqs est tellement joli que je n'ai pu m'empêcher de le mettre. A noter également que ce morceau se trouve dans la bande originale du dernier film de Sofia Coppola, Marie Antoinette, et que ça fait bien plaisir, quand même, de retrouver du Aphex Twin au cinéma, dans un film "grand public", même si le film en question n'est pas non plus, bon.. euh.. c'est pas le sujet de cette note de toutes façons.