Le nouveau Gainsbourg

Le style et les paroles provocantes du Doc lui ont valu d'être rebaptisé par certains le "nouveau Gainsbourg", notamment depuis son duo polémique avec Bernard Tapie.

Sur le site d'un fan, on peut trouver cette description du "livre" que doc gynéco a sorti en 2002: Le dico du Doc compte 192 pages, et propose la définition d'un mot par page, avec sur chacune d'entre elles un dessin différent d'un petit bonhomme portant un bonnet rasta. (..) En tant qu'objet, Le dico du Doc est un beau produit, pas trop cher (10 €) et d'un format agréable (12 cm x 21,5 cm).

On y apprend notament la définition de keum, lascar, mercos, ne-chié, ouf, pécho, relou et wesh wesh ! En exclu totale, deux définitions (en passe d'entrer dans le grand dictionnaire de l'académie française)

ACCRO
Utilisé par les jeunes pour décrire une relation amoureuse intense (synonyme : "croc") et par les toxicos pour décrire leur dépendance aux drogues dures. Avec le rap, le terme "accroc" s'est élargi et s'utilise aussi bien pour parler de femmes que de micro ("accro du micro"), de bouffe ou d'activités culturelles. Personnellement, j'ai toujours été dépendant des filles mais j'ai cessé de fumer pour me concentrer sur elles.

REUR-TI

Ce verlan de "tireur" (pour "voleur à la tire") est aussi devenu un titre de noblesse, ou en tout cas une appellation d'origine contrôlée : il y a une tenue de "reur-ti" réglementaire : les baskets blanches, les polos Lacoste (les vrais, ceux avec la couture visible de l'intérieur), les petites gourmettes...

Dans les années 80, les reur-tis volaient des bouteilles d'alcool, des autoradios. Des mecs classe () qui font leurs affaires proprement (ils tirent la chasse après, c'est ça que ça veut dire?). A ne pas confondre avec les racailles, qui sont plutôt des bagarreurs désabusés traînant dans la rue. Moi, quand j'ai commencé à arpenter la rue, c'était avec des reur-tis. Ce sont nos bandits d'honneur à nous, en vrai (heureusement qu'il précise bien "en vrai", sinon, j'aurai eu du mal à le croire...).

4ème de couverture de son dernier livre "un homme nature" (j'avais cru au départ que c'était "un homme mature", genre j'ai grandi, tout ça. Ha hem, c'est pas vraiment ça encore...)

Je n'ai pas encore craché tout mon venin, je n'ai pas encore raconté tout ce que j'ai vu. Je n'ai jamais raconté toutes mes aventures. J'en dis plus dans ce livre. Il y a des choses qu'on ne peut pas dire à la télé : il vaut mieux faire un bouquin ! " (Doc Gynéco)
Pour célébrer ses dix ans de carrière Doc Gynéco publie simultanément deux albums et un livre. Pas une autobiographie complaisante, comme en commettent tant de demi-stars de la télévision, mais un véritable brûlot où le rappeur aux dreadlocks, auteur de tant de tubes iconoclastes (), raconte sa vie, sa philosophie ().

Politiquement incorrect, sans prendre de pincettes, Bruno Beausir, alias Doc Gynéco, parle du racisme, des femmes, de la famille, de la politique, des cités, de l'éducation, du cinéma, de la télévision, du rap, de l'herbe, du business de la musique : prenez garde, il tire sur tout ce qui bouge (double sens?) !

Mais il sait aussi être tendre, quand il parle de sa maman, de sa femme (à qui il avait dédié un titre très tendre, "ma salope à moi"), de ses enfants, de ses amis (Johnny Hallyday, Bernard Tapie, etc.) et de ses nombreuses conquêtes féminines. Sur chacun, sur chacune, il a des trésors d'anecdotes dont il a décidé de faire profiter ses lecteurs. Dans Un homme nature, Doc Gynéco " balance " et se raconte, il partage ses doutes et ses certitudes avec une franchise rare et inédite dans un livre surprenant et atypique.

Si avec ça je vous ai pas donné envie de vous procurer ce véritable brûlot, je sais pas ce qu'il vous faut...